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Semaine Verte : Le Pellerin et son climat de demain

La mairie du Pellerin organise du 18 au 25 mai 2026 la “Semaine verte”. Des animations de sensibilisation et de découverte de la nature sont proposées toute la semaine, et nous vous encourageons à y participer !

Florent Duveau
Loire neige et soleil

Vous pouvez retrouver le programme complet ici : Programme de la Semaine verte du Pellerin

Nous souhaitons aussi profiter de cette semaine pour présenter les travaux du GIEC Pays de la Loire, publiés entre 2024 et 2026, qui analysent les conséquences du changement climatique dans notre région. Ces rapports s’intéressent notamment à la disponibilité de l’eau, aux impacts sur la santé et les populations, ainsi qu’aux conséquences économiques à l’horizon 2050.

Nous vous proposerons trois articles sur différentes thématiques. Le premier est consacré à la hausse des températures dans notre région.

En Pays de la Loire, la température moyenne a déjà augmenté de 1,6 °C en 60 ans. Depuis 1980, cette hausse s’accélère fortement, avec +0,37 °C par décennie. Et cette tendance va continuer.

Sans réduction importante des émissions de gaz à effet de serre, la hausse pourrait atteindre +4 °C d'ici à 2100. Concrètement, Le Pellerin pourrait connaître le climat actuel de Biarritz dès 2055.

Cela peut sembler agréable au premier abord, mais cette évolution s’accompagnera surtout d’une multiplication des événements extrêmes :

  • Journées très chaudes : le nombre de journées dépassant 35 °C pourrait être multiplié par quatre d'ici à 2050.
  • Canicules : des épisodes comparables à l’été 2022 pourraient devenir la norme chaque année vers le milieu du siècle, avec près d’un mois de fortes chaleurs.
  • Nuits tropicales : ces nuits où la température ne descend pas sous les 20 °C deviendraient fréquentes, avec 30 à 40 nuits par an d'ici à la fin du siècle.

Ces fortes chaleurs auront des conséquences importantes sur la santé :

  • troubles du sommeil.
  • déshydratation.
  • aggravation des maladies cardiovasculaires et respiratoires.

Les personnes âgées, les jeunes enfants et les personnes souffrant de maladies chroniques seront les plus exposés. Les risques seront encore plus importants dans les logements mal isolés. Dans notre région, environ 17 % des logements sont considérés comme des passoires thermiques.

Le travail en journée, en extérieur ou dans des bâtiments non climatisés, deviendra également plus difficile, voire dangereux. Cela concerne particulièrement l’agriculture, le maraîchage ou encore les métiers du bâtiment.

À partir de 30 °C, le risque d’accident du travail augmente de 7,4 %. À 33 °C, la productivité peut chuter de moitié, même pour des activités physiques modérées.

Un autre sujet souvent oublié est l’impact sur la santé mentale : Près de 80 % des habitants des Pays de la Loire déclarent avoir déjà vécu un événement climatique extrême. Cela provoque du stress, de l’anxiété, des troubles de l’humeur ou un sentiment d’isolement, notamment chez les plus jeunes.

2050, c’est demain.

Il ne s’agit plus seulement de ralentir le changement climatique. Il faut désormais apprendre à vivre avec ses conséquences et adapter dès aujourd’hui nos communes et nos modes de vie.

Les rapports du GIEC Pays de la Loire proposent plusieurs pistes d’action :

  • Végétaliser et désimperméabiliser les espaces : planter des arbres et laisser davantage de place à la nature permet de créer de l’ombre et de rafraîchir les villes grâce à l’évapotranspiration.
  • Rénover et adapter les bâtiments : logements privés comme bâtiments publics devront être mieux isolés. Il faudra aussi construire autrement, avec des matériaux plus clairs, réfléchissants et biosourcés, afin de limiter les îlots de chaleur.
  • Réorganiser le travail et les activités : adapter les horaires pendant les périodes de fortes chaleurs, par exemple en travaillant plus tôt le matin ou en soirée, et prévoir des espaces de repos rafraîchis.
  • Renforcer la solidarité et la prévention : maintenir le lien social est essentiel pour protéger les personnes fragiles lors des canicules. Informer les habitants sur les bons gestes reste aussi l’un des moyens les plus efficaces de prévention.

Au Pellerin, nous suivrons avec attention les travaux des cours d’école et la rénovation du périscolaire de l’Hermitage, afin d’assurer aux enfants de bonnes conditions d’apprentissage, en hiver comme en été.

Le projet de nouveau quartier aux grandes Nöelles sera aussi à suivre de près pour proposer au Pellerin des logements neufs qui soient vivables en plein été.

Nous pensons également que le développement et une meilleure communication autour du Plan canicule du Pellerin seront essentiels pour faire face aux épisodes de chaleur extrême, qui deviendront de plus en plus fréquents dans les prochaines décennies.

Après ce premier article sur les températures, nous poursuivrons notre série avec un sujet au cœur de l’identité du Pellerin : l’eau. Entre Loire et sécheresse, nous verrons comment notre commune peut relever ces nouveaux défis et préserver cette ressource précieuse.

Vous pouvez retrouver tous les chiffres, et plus d’analyses dans les rapports du GIEC-PL, disponibles gratuitement ici : https://giec-pl.org/.


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